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Nouvelles de la Fédération des ordres professionnels de juristes du Canada

La Fédération nomme sa nouvelle présidente pour 2022-2023

Pour diffusion immédiate

La Fédération des ordres professionnels de juristes du Canada est heureuse d’annoncer que Jill Perry, c.r., de Sydney en Nouvelle-Écosse, a été élue présidente pour l’exercice 2022-2023. Elle a été nommée membre du Conseil de la Fédération en 2018 par la Nova Scotia Barristers’ Society (NSBS).

Jill est avocate directrice (droit de la famille) à l’Aide juridique de la Nouvelle-Écosse, à Sydney, où elle exerce le droit à l’interne depuis 2001. Elle se spécialise actuellement dans le domaine de la protection de l’enfance et a d’ailleurs présidé le comité sur la Children and Family Services Act (loi sur les services aux enfants et à la famille) de l’Aide juridique de la Nouvelle-Écosse.

Jill a obtenu son baccalauréat en droit à l’Université de Victoria en 2000, sa maîtrise en arts (histoire) à l’Université Memorial en 1997 et son diplôme de premier cycle en histoire à l’Université McGill en 1994. Elle a été admise au barreau de la Nouvelle-Écosse en 2001 et a rempli trois mandats au Conseil de la Nova Scotia Barristers’ Society avant d’être élue seconde vice-présidente. Jill était présidente de la Nova Scotia Barristers’ Society en 2015-2016.

Jill est membre du Comité directeur du Comité d’action national sur l’accès à la justice en matière civile et familiale depuis 2015. Elle représentait la Fédération au Comité consultatif indépendant sur la nomination des juges de la Cour suprême du Canada en 2021. Également active dans sa communauté, Jill est membre du conseil d’administration du YMCA du Cap-Breton

« C’est un honneur pour moi de me voir confier cet important mandat de diriger une intervenante de premier plan dans le système juridique à l’échelle nationale », affirme la nouvelle présidente de la Fédération. « C’est par l’entremise de la Fédération que les ordres professionnels de juristes échangent de l’information et cherchent des occasions de collaborer à des projets nationaux. Une de nos grandes priorités est d’appuyer notre projet national sur le mieux-être de la profession juridique, et c’est ce que nous continuerons de faire au cours de la prochaine année. » La première phase du projet est axée sur les résultats d’une étude menée par une équipe de recherche sous la direction de Dre Nathalie Cadieux à l’Université de Sherbrooke, grâce au financement de la Fédération des ordres professionnels de juristes du Canada et de l’Association du Barreau canadien. Le premier rapport sur les résultats de l’étude a été publié au mois d’octobre.

« Notre d’étude sur le mieux-être passera bientôt à la prochaine phase, celle qui consistera à mener des entrevues avec des membres de la profession juridique dans toutes les provinces et tous les territoires afin de pouvoir déterminer quelles sont les différences entre les résultats publiés jusqu’à ce jour d’une région à l’autre. Nous nous pencherons également sur les recommandations dans le rapport et les mesures particulières à prendre pour aborder les problèmes graves et très préoccupants qui se dégagent des données. »

La présidente de la Fédération souligne également que d’autres projets continueront de faire partie des grandes priorités. « La Fédération met au point des outils dont les ordres professionnels de juristes pourront se servir pour renseigner la profession juridique sur les risques du blanchiment d’argent. Elle poursuivra également son examen des normes imposées aux nouveaux membres de la profession avant leur admission au programme de formation professionnel d’un barreau dans une province ou un territoire relevant de la common law. »

La Fédération des ordres professionnels de juristes du Canada est l’association nationale des 14 ordres professionnels de juristes qui ont pour mandat, à la demande des provinces et territoires, de réglementer la profession juridique canadienne dans l’intérêt du public. Par son truchement, les ordres professionnels de juristes canadiens collaborent à l’échelle nationale, échangent des renseignements sur les tendances et les enjeux qui influent sur la profession juridique, et prennent des mesures et des décisions collectives.

La Fédération est également leur porte-parole aux échelles nationale et internationale en ce qui a trait aux questions liées à la réglementation et aux valeurs fondamentales de la profession juridique. Pour de plus amples renseignements sur la Fédération, visitez son site Web à www.flsc.ca.

Pour de plus amples renseignements sur ce communiqué ou pour obtenir une photo haute résolution de la présidente de la Fédération, veuillez communiquer avec :

Bob Linney
Directeur des communications et de la technologie de l’information
Fédération des ordres professionnels de juristes du Canada
Téléphone : 613.783.7399

Publication de la première étude nationale d’envergure sur le mieux-être au sein de la profession juridique

Les résultats d’une étude nationale d’envergure, la première en son genre, brossent un tableau alarmant de l’état de santé mentale des juristes canadiens. Des niveaux considérables de détresse psychologique, de dépression, d’anxiété, d’épuisement professionnel et d’idéation suicidaire sont en effet constatés chez les juristes du pays, indépendamment de leur domaine de pratique ou du lieu où ils exercent. Par ailleurs, ce sont les professionnels en début de carrière qui affichent les taux de détresse les plus élevés.

Le rapport de L’Étude nationale des déterminants de la santé psychologique des professionnels du droit au Canada est désormais disponible. Entreprise par une équipe de chercheurs de l’Université de Sherbrooke sous la direction de la Pre Nathalie Cadieux et financée par la Fédération des ordres professionnels de juristes du Canada et l’Association du Barreau canadien, cette étude vient combler d’importantes lacunes dans les connaissances existantes sur la santé mentale des professionnels du droit.

« Le rapport est un signal d’alarme pour la profession et les organismes de réglementation », selon le président de la Fédération des ordres professionnels de juristes du Canada, Nicolas Plourde, qui ajoute : « Les constatations sont extrêmement troublantes, mais l’étude nous procure l’information dont nous avons besoin pour permettre à l’ensemble des intervenants – employeurs, organismes de réglementation et professionnels du droit – de décider, à partir de données probantes, quelles politiques et pratiques sont susceptibles d’aider. »

« Les données présentées dans ce rapport global jettent un éclairage cru sur le poids écrasant que le travail fait peser au quotidien sur les juristes et leurs proches » , a déclaré Steeves Bujold, président de l’Association du Barreau canadien. « En tant que membre de la communauté LGBTQ2S+, je suis profondément attristé de constater la présence de taux élevés de stress, d’anxiété, d’épuisement professionnel et de dépression au sein de ce groupe. Chacun de nous devrait s’inquiéter de ces données et des conséquences que cela emporte pour les juristes, tout particulièrement pour les femmes, les jeunes, les personnes ayant un handicap, les Autochtones et les membres d’autres groupes racisés. Je suis impatient de reprendre le dialogue sur cette importante question avec notre communauté dans le cadre de la lutte que nous menons pour transformer la façon dont nous exerçons nos activités et instaurer un climat propice à la disparition des préjugés sur la santé mentale. »

Selon la Professeure Nathalie Cadieux, Ph. D., CRHA, professeure agrégée et chercheure principale à l’École de gestion de l’Université de Sherbrooke, quel que soit le domaine en cause, l’amélioration d’une situation ne peut se faire sans procéder dans un premier temps à des mesures quantitatives. « À défaut de mesurer rigoureusement les problématiques de santé et les stresseurs à l’origine de ces problématiques, il nous serait impossible d’entreprendre des actions durables pour favoriser la santé des juristes. Or, je suis fière d’annoncer qu’en se mobilisant, la communauté juridique canadienne et mon équipe ont franchi ensemble cette première étape. »

Les données analysées dans le rapport proviennent d’un sondage national sur le mieux-être des professionnels du droit du pays. Au total, plus de 7 300 juristes (avocats et stagiaires en droit de l’ensemble des provinces et territoires, notaires du Québec et parajuristes de l’Ontario) ont participé au sondage. Le rapport analyse les données tirées du sondage et présente des constatations relatives à la prévalence d’indicateurs de santé tels que la détresse psychologique et le stress auto évalué, la dépression et l’anxiété, l’épuisement professionnel et l’idéation suicidaire ainsi qu’à l’influence exercée par certains facteurs sur le mieux-être des juristes, comme le cadre de travail, le modèle des heures facturables, la technologie, la pandémie de COVID-19, l’incivilité, l’épuisement de la capacité de compassion, la culture organisationnelle et le cadre réglementaire.

Voici quelques-unes des principales constatations de l’étude :

  • Plus de la moitié des répondants ont dit éprouver de la détresse psychologique et de l’épuisement professionnel. On observe des taux encore plus élevés parmi les professionnels en situation de handicap, les stagiaires en droit, les avocats de 26 à 35 ans, les professionnels du droit comptant moins de dix années d’expérience, ceux qui se définissent comme appartenant à la communauté LGBTQ2S+ et enfin, les femmes.
  • Le modèle des heures facturables a des effets hautement délétères sur la santé mentale des juristes, mais les effets les plus importants proviennent de la charge émotionnelle suscitée par le travail avec les clients.
  • Le conflit entre le travail et la vie personnelle, un facteur de stress critique, est associé à un
  • taux significativement plus faible d’engagement envers la profession et à un taux considérablement plus élevé d’intention de quitter la profession.
  • Le du droit en situation de handicap et ceux des groupes minoritaires éprouvent des problèmes de santé mentale plus importants.
  • La consommation d’alcool et de drogues des professionnels du droit a atteint des niveaux inquiétants;
  • Les meilleurs moyens qui s’offrent aux juristes pour renforcer leur résilience et se prémunir contre les facteurs de stress sont la capacité à se détacher psychologiquement du travail et à fixer des limites.

À la fin de l’automne, l’équipe de chercheurs présentera des recommandations concernant les mesures susceptibles d’être prises pour favoriser le mieux-être des professionnels du droit au Canada. Elle amorcera également la phase II de l’étude, qui consistera à mener des entrevues qualitatives auprès de ces professionnels en vue de faire ressortir ce qui distingue chaque province et territoire. La fin de cette deuxième phase est prévue pour 2024.

Une foire aux questions sur le projet national a également été publiée.

La Fédération des ordres professionnels de juristes du Canada est l’association nationale qui réunit les 14 ordres professionnels de juristes ayant pour mandat, à la demande des provinces et territoires, de réglementer l’exercice du droit des 134 390 avocats du Canada, 4 200 notaires du Québec et 10 000 parajuristes autorisés de l’Ontario dans l’intérêt du public.

L’Association du Barreau canadien se voue à la primauté du droit et à l’amélioration du droit et de l’administration de la justice. Quelque 37 000 avocats, notaires du Québec, professeurs de droit et étudiants en droit de toutes les régions du Canada en sont membres.

L’Université de Sherbrooke est un établissement universitaire public de langue française du Québec. La Professeure Nathalie Cadieux, Ph.D, CRHA, est professeure agrégée et chercheure principale à l’École de gestion (Management et Gestion des ressources humaines) de l’Université de Sherbrooke. Le Comité d’éthique de la recherche Lettres et sciences humaines de l’Université de Sherbrooke a approuvé le projet de recherche et veillé au respect des règles d’éthique.

La Fédération entreprend un examen de l’Exigence nationale

Le Comité d’examen de l’Exigence nationale (CEEN) de la Fédération des ordres professionnels de juristes du Canada aimerait connaître votre opinion sur l’Exigence nationale, la norme qui précise les compétences et les aptitudes que doivent avoir les diplômés des programmes d’études des facultés de droit canadiennes et les diplômés et juristes formés à l’étranger pour être admis au programme de formation professionnelle d’un ordre professionnel de juristes dans une province ou un territoire du Canada relevant de la common law. Le Comité entreprend maintenant un examen exhaustif de la norme et vous invite à lui faire part de votre expérience en ce qui a trait à l’Exigence nationale et vos suggestions quant aux questions qu’il devrait examiner.  De plus amples renseignements sont ici.

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