Déclaration concernant le pensionnat autochtone de Kamloops

Nous avons encore tous de la difficulté à digérer la nouvelle concernant la découverte d’un charnier d’enfants qui ont fréquenté le pensionnat autochtone de Kamloops. Cette nouvelle a suscité toute une gamme d’émotions chez les Canadiens et Canadiennes, nommément chez les personnes qui appartiennent aux communautés autochtones et, plus particulièrement, chez les membres de la Première Nation Tk’emlúps te Secwépemc. Parmi ces émotions, l’on retrouve notamment le choc, la tristesse profonde, le deuil et la colère.

Au nom du Conseil de la Fédération, je souhaite présenter nos sincères condoléances aux membres de la Première Nation Tk’emlúps te Secwépemc ainsi qu’à tous ceux qui ont été touchés par la découverte de ce charnier, lequel témoigne des événements tragiques qui entacheront à jamais notre nation.

Je crois qu’il nous incombe à tous d’engager une réflexion personnelle à propos de cette tragédie et de nous pencher sur la façon dont nous pouvons contribuer à guérir les blessures d’une grande partie de la population qui ont été ouvertes, voire rouvertes, à la suite de ces événements.

À titre d’organisme de réglementation, l’un de nos rôles consiste à veiller à ce que les professionnels du droit qui exercent au pays soient informés des séquelles laissées par le réseau de pensionnats autochtones au Canada, ainsi que des conséquences de cette politique sur les peuples et les communautés autochtones aujourd’hui. Notre mission consiste en partie à nous assurer que nous ne perpétuons pas les erreurs du passé.

Steve Raby, c.r., Président
Fédération des ordres professionnels de juristes du Canada