Règlements types pour lutter contre le blanchiment d’argent et le financement des activités terroristes

Comme pour toute personne au Canada, il est illégal pour les membres de la profession juridique de participer sciemment à un acte criminel de blanchiment d’argent ou de financement d’une activité terroriste. Afin d’éviter que les clients se servent des juristes à leur insu pour commettre un tel acte, tous les ordres professionnels de juristes du Canada imposent des règles de conduite inspirées des règlements types élaborés par la Fédération.

Règlement sur les transactions en espèces

Il est interdit aux membres de la profession juridique d’accepter plus de 7 500 $ en espèces et ce, afin de s’assurer que les personnes impliquées dans une affaire de blanchiment d’argent ou de financement du terrorisme ne peuvent se servir du compte en fiducie de leur conseiller juridique à des fins illégales. Le Règlement type de la Fédération sur les transactions en espèces peut être consulté ici .

Règlement sur l’identification et la vérification de l’identité des clients

Les membres de la profession juridique sont assujettis à des règles strictes qui leur demandent de connaître leurs clients afin de s’assurer qu’ils donnent des conseils uniquement à de véritables clients dont l’identité peut être vérifiée de manière sûre. Le Règlement type de la Fédération sur l’identification et la vérification de l’identité des clients peut être consulté ici .

Au mois de mars 2015, la Cour suprême du Canada a annulé certaines dispositions de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes, et ses règlements qui concernent la profession juridique. Cette décision de la Cour suprême a mis fin à 14 années de débat juridique entre la Fédération et le gouvernement du Canada au sujet de l’application du régime fédéral de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement d’activités terroristes aux avocats et aux notaires du Québec. Les règlements auraient obligé les juristes à recueillir des renseignements au sujet de leurs clients et leurs transactions financières et à remettre ces renseignements au gouvernement lorsqu’il en fait la demande. La Cour suprême a jugé que ces exigences enfreignaient la protection garantie par la Charte contre les fouilles, les perquisitions et les saisies abusives, ainsi que le droit à la sécurité de la personne.